Crédit photo : @Kirouac / Facebook

Un premier album pour le duo Kirouac et Kodakludo

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Après trois EPs, le groupe a lancé le 4 juin, le fruit principal de leur collaboration : l’album multidisciplinaire « Les Gradins ».

Multidisciplinaire parce qu’une BD et un album photo accompagnent « Les Gradins » pour assurer une trame narrative soigneusement tissée, une démarche stylistique léchée que le duo a l’habitude de mettre de l’avant.

Les membres du groupe se sont rencontrés au baccalauréat en cinéma à l’UQAM. Ainsi, la cinématographie dans leur travail n’est jamais négligée, au grand plaisir des amateurs d’œuvres visuelles. Conscients de cette polyvalence, le duo chante humblement YO KODAK! (VI) : « On est des artistes recyclables / on combine les images avec les syllabes. »

La machine à Bangers

L’album regroupe certaines sonorités très entrainantes rappelant leurs succès back, bixi et jeanne-Mance. Sans complètement se dissocier de ces chansons qui leur ont fait connaitre une popularité gradissante, les gentils vilains proposent quelque chose de distinctement nouveau avec cet album.

© Kirouac / Facebook

Grandir à travers le rap

Dans une entrevue accordée à Projection Culturelle, Kirouac a confié que l’album est en quelque sorte « l’aboutissement » du dur labeur du groupe. Ce n’est pas peu dire puisque ça s’entend à travers leurs nouveaux morceaux comme Sunshine (III), Vrai et Repeat où les paroles reflètent leur expérience dans l’industrie.

« La machine nous fait oublier qu’on est dans la machine »

chante le duo, dans Sunshine (III) sur une musique groovy.

La scène belge et française a aussi beaucoup inspiré le duo dans sa démarche artistique. De ces artistes on dénombre entre autres Lomepal, Caballero JeanJass et L’or du commun.

Dans le même sens, la musique de Kirouac et Kodak était à leur début plus naïve et est devenue plus introspective. C’était une transformation naturelle pour le groupe qui a grandi en même temps que leurs influences et qui a évolué en parallèle avec leur compréhension de l’industrie du rap.

« Nos influences n’ont pas changé, ce sont les gens qui nous influencent qui ont changé. »

affirme Kirouac en entrevue.

Le groupe a un conseil pour ses auditeurs. C’est de ne pas se laisser berner par la simplicité de ce qu’il produisait avant. Dans leurs mots : ne pas voir que le «sunshine» et de savoir «distinguer les pleurs de la pluie».

Kirouac et Kodak assurent la relève du rap alternatif québécois! Si je ne vous ai pas déjà convaincu de vous procurer l’album, peut-être que cette vidéo vous incitera.

Une collaboration de Florence Cantin

Projection · Culturel

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