Crédit photo : Véronique Cloutier

Inspiration PC : démystifier la ménopause avec Véronique Cloutier

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Chaque semaine, la chronique Inspiration PC vous présente une nouvelle personnalité québécoise qui inspire les Québécois par son bon fond ou par un geste qu’elle a posé. Le lundi 21 juin prochain, Véronique Cloutier présentera Loto-Méno, une série de trois épisodes qui traite de la ménopause sans tabou.

La ménopause est quelque chose d’assez méconnu, dont on ne parle pas souvent. Est-ce parce que c’est « tabou » de parler de notre corps qui vieillit ou est-ce simplement parce que les femmes ne ressentent pas le besoin d’en parler ? J’opterais plutôt pour la première option. Souvent, les femmes se sentent gênées de parler de leurs symptômes périménopause, surtout s’ils arrivent juste après ta fête de 40 ans. La ménopause débarque dans ta vie sans prévenir, que tu aies 40 ou 60 ans, et elle te fait vivre toute une gamme de symptômes désagréables.

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Dans sa nouvelle série Loto-Méno, Véronique Cloutier parle de sa propre expérience avec la ménopause, cette ennemie dont il faut taire le nom à tout prix. Pour l’animatrice, la ménopause est une sorte de loterie : soit tu as seulement 3 symptômes, soit tu gagnes le gros lot. Véro, elle, a gagné le million.

Elle n’a pas tout de suite su que les différents symptômes ressentis étaient liés à la ménopause. Elle n’a trouvé de réconfort qu’après une quête longue de plusieurs années. Loto-Méno est là pour lever le voile sur la ménopause et sur tout ce qu’on ne dit pas, ne sait pas. C’est non seulement l’expérience personnelle de Véronique Cloutier que raconte la série, mais aussi l’histoire de plusieurs autres femmes.

« Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose, qu’il fallait en parler et qu’il fallait déboulonner le mythe qui entoure la ménopause. Je sais bien qu’il y a des femmes qui n’ont pas de symptômes et pour qui tout va bien. Tant mieux. Mais il y en a une méchante gang qui l’ont all dressed, comme moi », a confié Véronique Cloutier en entrevue avec le Journal de Montréal.

La ménopause en commun

Si Véro se fait la voix de toutes ces femmes qui vivent la ménopause, elle n’est pas la seule à participer à ce projet. On y retrouve entre autres Hélène Bourgeois Leclerc, Anne-Marie Cadieux, Michèle Audette et Gentille Menguizani Assih. Ensemble, ces femmes discutent d’une question de santé qui devrait attirer davantage l’attention. Bien souvent, les femmes tardent à se rendre compte du problème et de ses liens avec la ménopause. Souvent, elles endurent les symptômes pendant des années avant de trouver une solution.

En plus des femmes rencontrées, Véro parlera avec plusieurs spécialistes dont un gynécologue, une médecin et biologiste, ainsi que des omnipraticiennes. Le but étant de démystifier l’aura négative qui entoure la périménopause. La ménopause est encore aujourd’hui un tabou dont il faut se débarrasser.

© Bertrand Exertier

« C’est ce qui arrive quand on n’en parle pas, d’une affaire. Et c’est mauvais parce qu’on reste toutes seules avec nos symptômes. On se sent incomprises. Pis on finit par se dire : « Ah, c’est moi qui exagère. C’est moi qui délire. C’est moi qui gosse avec ça » », a ajouté Véronique Cloutier en entrevue lors de l’entrevue.

Normaliser la périménopause

Au fil des épisodes, on se rend compte à quel point cet état de santé est quelque chose de tabou, alors qu’il ne devrait pas l’être. Après tout, c’est un passage obligé dans la vie de la plupart des femmes. Pourquoi alors est-ce si honteux d’en parler ? Au contraire, les femmes devraient pouvoir en discuter librement et échanger sur le sujet. Cela diminuerait grandement l’anxiété ressentie face aux symptômes qu’on n’arrive pas à comprendre.

« La docteure Sylvie Demers, une pionnière en hormonothérapie au Québec, s’apprête à relancer une pétition pour demander au gouvernement de revoir la formation des médecins et pour demander à l’assurance maladie de couvrir les hormones bio-identiques. Je suis contente de pouvoir l’accompagner. Aussi, le timing est bon parce qu’on est dans une ère très féministe, très bienveillante, dans laquelle on veut reconnaître les souffrances des gens. Et puisque la ménopause touche la moitié du monde, on a peut-être des chances d’être entendues ».

Véronique Cloutier, en entrevue avec le Journal de Montréal.

Les trois épisodes de Loto-Méno seront diffusés en primeur dès lundi le 21 juin prochain sur le volet de VÉRO.TV d’ICI TOU.TV EXTRA.

Audrey Robitaille

Amoureuse des mots depuis toujours, Audrey étudie présentement le journalisme à l’UQAM. Passionnée d’écriture, de théâtre et de tout ce qu’elle entreprend, elle souhaite partager son amour de la culture québécoise.

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