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Adrien Bélugou, l’acteur derrière Anto de Portrait-Robot

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Si le nom d’Adrien Bélugou est pour l’instant assez méconnu du grand public, il ne tardera pas à être sur toutes les lèvres après sa performance du rôle d’Anto dans la série Portrait-robot sur Club Illico. Alors qu’il a décroché un premier rôle, l’acteur a confié sortir de cette expérience grandi, comblé et convaincu de vouloir faire ce métier pour le restant de ses jours.

Étant un technicien en scènes de crime dans une unité spéciale d’enquête du Service de police de Montréal, le personnage d’Anto doit passer par toute une gamme d’émotions alors qu’il sort tout juste de l’école en chimie analytique et en biotechnologies. Il se retrouve à résoudre des histoires de meurtres toutes plus sombres les unes que les autres.

En entrevue avec Projection · Culturel, le comédien Adrien Bélugou a confié qu’il se sentait un peu comme Anto au sein du plateau de tournage, alors qu’il est une recrue aux côtés de Sophie Lorain et de Rémy Girard.

« Je voulais vraiment pas que ça paraisse que j’avais pas l’expérience de Sophie et de Rémy sur le plateau. Je voulais arriver avec une sorte de professionnalisme, exactement comme Anto qui arrive dans l’unité d’enquête pour la première fois. C’était important pour moi de me prouver avec mes actions et l’expérience de tournage que j’avais », a raconté le jeune homme de 23 ans.

Au début de la série, Anto intègre l’unité d’enquête de manière très positive, plus qu’heureux d’avoir eu cet emploi. « Au départ, je jouais le Anto presque naïf, candide, tellement heureux d’être là. Pis c’était moi ça, j’étais déjà tellement heureux d’être sur le tournage, j’avais pas grand chose à jouer. J’avais juste à jouer la vérité », de dire le jeune acteur.

Cependant, les scènes de crime se mettent à s’enchaîner rapidement. Pour le jeune Anto, certaines d’entre elles viennent le toucher droit au cœur, ce que le comédien a été capable de jouer à merveille. Tout au long de la série, on peut sentir les émotions fortes du jeune homme.

« J’allais vraiment chercher des vraies émotions en ramenant ça à moi le plus possible. […] J’essayais d’aller chercher des passes de ma vie qui étaient plus difficiles afin de faire en sorte qu’Anto, ce soit vraiment crédible son personnage. »

Le comédien Adrien Bélugou, en entrevue avec Projection · Culturel

Ce n’était pas dans la poche

© Olivier Hardy / Agence Stéphane Bélugou

Avant de jouer ce rôle pendant dix épisodes, Adrien Bélugou a vécu un processus d’auditions qui n’a pas été des plus faciles. C’est deux mois après sa première audition qu’il s’est fait rappeler pour une deuxième, avant de devoir en passer trois autres. « J’avais presque oublié le projet ! », s’est-il exclamé en riant.

« J’étais tellement content qu’ils me rappellent, parce que je tripais déjà sur le rôle. […] Ils ne voulaient pas me donner la vie facile, je sais, parce que comme j’étais pas connu, ils voulaient s’assurer que je croule pas sous la pression. C’était vraiment intense comme processus, ils voulaient être sûrs à 100 % que je sois la bonne personne pour le rôle. »

Son talent ne sort toutefois pas de nulle part, puisque son parcours dans le milieu du cinéma a débuté lorsqu’il avait 4 ans, alors qu’il jouait dans les courts métrages que son père, Stéphane Bélugou, réalisait. Il a d’ailleurs suivi les cours de jeu de son paternel, qui l’a également coaché pendant ses auditions. Aujourd’hui, Adrien a la chance de l’avoir comme agent.

« J’étais au parc Jarry et je jouais au ping pong avec des amis. Mon père m’a appelé et m’a fait le coup de me faire croire que je ne l’avais pas. Je lui ai dit ‘’Arrête, Arrête !’’ et il m’a dit ‘’T’as décroché le rôle!’’, il était tellement content, tellement fier, a émis Adrien avec émotions. Après avoir raccroché, j’étais tellement heureux. Ça prend un moment réaliser la nouvelle, et puis, j’ai fondu en larmes. C’était définitivement un des plus beaux moments de ma vie. »

Représenter la diversité

Dans l’émission, les origines d’Anto sont cubaine et égyptienne et dans la distribution, Adrien est l’une des seules personnes issues de la diversité culturelle.

« T’as envie de te démarquer, t’as envie de montrer de quoi t’es capable. Je peux aussi espérer que les autres bruns, comme moi, se sentent interpellés. »

Adrien Bélugou, en entrevue avec Projection · Culturel

ATTENTION ! Divulgâcheur dans les deux prochains paragraphes.

On apprend également au cours des épisodes qu’Anto a une attirance pour les hommes, représentant ainsi la diversité sexuelle et de genre. Au fil du temps, le personnage commence à s’ouvrir davantage sur cette partie de lui qu’il a toujours cachée.

« L’amour, selon moi, ça dépasse, le sexe, le genre, etc. […] Si Anto est capable de donner le courage aux personnes qui le regardent de vraiment s’exprimer, de ne pas avoir peur de qui ils sont et de ne surtout pas avoir peur du regard des autres par rapport à ça, pour moi, c’est vraiment important. »

Une complicité avec Rémy Girard

« Quelle force de nature, Rémy, il a 50 ans de métier. C’est complètement fou d’avoir la chance de travailler avec quelqu’un qui a autant d’expérience », s’est exclamé d’emblée le jeune comédien. Pour la recrue, chaque moment passé lui était un apprentissage.

Rémy Girard et Adrien Bélugou
© Portrait-robot / Club Illico

Il a pu partager son amour du jeu, du cinéma et de la télévision. « J’ai vraiment l’impression qu’à travers le tournage, autant Anto que moi, que Rémy et Bernard, on a développé une chimie qui était vraiment forte », a confié Adrien. C’était également pour lui une relation de mentor, racontant qu’il a énormément appris et qu’il considère cette expérience de tournage comme un privilège.


À voir comment l’histoire se termine au dixième épisode, les spectateurs peuvent certainement s’attendre à une deuxième saison. En attendant, on retrouvera Adrien Bélugou dans la websérie La Casa de Poutine réalisée par son père Stéphane Bélugou, disponible à partir de cet été sur Youtube.

Rosie St-André

Passionnée par l’écriture et la lecture depuis son jeune âge, Rosie a un amour inconditionnel pour la langue française et la culture québécoise. Finissante en journalisme en ATM, elle croit important de soutenir les artistes d’ici en leur donnant une voix au sein des différents médias afin de promouvoir le talent de la province

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