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Noovo Info ne pourrait pas mieux porter son nom

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Voilà, c’est fait. La glace est brisée, pour Noovo Info. Après plusieurs mois d’attente, la chaîne de télévision généraliste a diffusé ses premiers magazines d’actualité. Le Fil 17 et Le Fil 22, respectivement animés par Noémi Mercier et Michel Bherer, sont le premier pas d’une longue marche vers une nouvelle ère d’information, carrément.

« L’info, autrement. » C’est le slogan qu’utilisent Noovo et la cheffe d’antenne Noémi Mercier pour faire la promotion du Fil, depuis qu’on en a appris l’existence. Et ce sont loin d’être des paroles mensongères. C’est véritablement ça.

L’information à Noovo, c’est jeune. C’est rafraîchissant. C’est différent. Même le décor en témoigne. Ce n’est pas parfait non plus – il faut leur laisser le temps, mais on sent une volonté de faire les choses d’une manière qui concorde avec la manière dont la société change, moralement. Et sans jeu de mot, c’est nouveau. Vraiment.

Il y a une bonne raison pour laquelle Le Fil a été qualifié plus tôt dans ce texte de magazine d’actualité et non de bulletin d’information. De dire que c’est un bulletin d’information, ce serait tout simplement faux. C’est un magazine d’actualité, puisqu’on cherche à couvrir des dossiers qui ne seront pas nécessairement retenus par Radio-Canada ou TVA Nouvelles, par exemple. Et si on le fait, ce sera d’un autre angle.

En invitant ses collaborateurs Yves Boivert et Martine St-Victor sur le plateau, Noovo a fait preuve d’une volonté de vulgarisation. C’est aussi pour ça que c’est un magazine d’actualité. Non seulement on veut donner la nouvelle, mais on veut la faire comprendre. Et la présence de chroniqueurs ou de commentateurs sera récurrente. C’est en quelque sorte une signature, un style que la chaîne cherche à s’approprier.

La démarche n’est pas la même : les plans sur les intervenants sont plus serrés. On l’a vu avec l’entrevue recevant François Legault, en début d’émission. La structure n’est pas la même : le rythme est plus lent, moins précipité. Quelques manchettes entrecoupent tout de même les invités, mais ça reste plus décontracté, moins « officiel ». Et la place du journaliste dans la nouvelle est bonifiée. Il en fait presque partie.

Un exemple concret pour l’illustrer : le reportage d’Audrey Ruel-Manseau, qui se questionne sur la capacité des tatoueurs à administrer des vaccins durant la pandémie. Vêtue d’une tuque, d’un coton ouaté et d’une paire de jeans, cette journaliste figurait même dans les plans de caméra.

C’est nouveau, c’est différent, c’est frais, ça fait changement. Ce n’est pas l’habillement d’une personne qui devrait dicter sa capacité à raconter une histoire – et ça, Noovo le comprend. Pas besoin d’un costume-cravate pour être pertinent.

Ça risque d’attirer une clientèle plus jeune, qui est normalement beaucoup moins encline à s’informer via la télévision. Ça, c’est merveilleux.

Parallèlement, l’ancienne de TQS Lisa-Marie Blais se chargeait d’animer Le Fil régional. Son professionnalisme est senti et sa place, largement méritée. Ce sera au tour de Meeker Guerrier de faire ses preuves, en fin de semaine. Quatrième et dernier chef de nouvelles du Fil, il sera en ondes les samedi et dimanche à 9h.

Pour résumer : joli premier pas, hâte d’en voir plus.

William Thériault

William est un véritable passionné d'actualité et d'information. Rêveur se démenant au quotidien, il a le journalisme pour vocation. Couvrir la culture, c'est un moyen de sortir de sa zone de confort.

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