King Fali : l’inspirant parcours d’un rappeur prometteur

King Fali
© King Fali

King Fali : l’inspirant parcours d’un rappeur prometteur

Inspiré grandement par les influences de son quartier à Sherbrooke et par l’ADN musical de sa famille, King Fali s’est lancé à 13 ans dans l’industrie du rap québécois. Au moment d’écrire ces lignes, ce dernier a déjà sorti deux chansons et depuis, il travaille très fort pour s’y faire une place.

Le rap a toujours fait partie de sa vie et c’est pour cette raison qu’il a choisi ce style de musique. En fait, il n’avait pas d’autre option. « J’écoutais toujours du rap avec mes amis, c’est le type de musique que j’écoutais le plus », a-t-il expliqué à Projection Culturel lors d’un entretien téléphonique.

Une affaire de famille

Il était naturel de se lancer dans le monde musical parce que la musique est un mode de vie pour sa famille et lui. « J’ai toujours été entouré par la musique. Je faisais de la danse quand j’étais petit et toute ma famille danse et écoute de la musique. On est une famille, composée d’artistes et de musiciens, qui adore la musique », dit-il avec fierté.

« J’écoutais beaucoup de musique instrumentale sur YouTube et je faisais des « battle rap » avec mes frères ou avec d’autres personnes de mon âge dans mon quartier et cela a donné que j’ai écrit une chanson et j’ai continué à écrire par la suite », partage-t-il.

King Fali en entrevue avec Projection Culturel
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© Photo courtoisie / King Fali

Des obstacles et de la persévérance

Le nom de King Fali est à retenir dans les prochaines années dans l’industrie du rap québécois. Maintenant âgé de 14 ans, il connait une ascension fulgurante depuis le lancement de sa première chanson qui s’intitule « Champion ».

La sortie de cette première chanson il y a un an n’a pas été de tout repos pour le jeune homme et ses proches. Plusieurs embûches se sont mises sur leur chemin.

King Fali a commencé écrire sa chanson « Champion » en 2019. Le processus complet d’écriture et d’enregistrement de cette chanson s’est échelonné sur un an. Il a chéri cette chanson en la chantant et en la modifiant à l’occasion, mais l’instrumental ne collait pas à ce qu’il voulait.

« Je rappais [ma chanson], mais ce n’était pas très bon à cause de l’instrumental, il était trop bas », avoue le jeune Sherbrookois.

Il a fini par changer de « beat » et c’est à ce moment qu’il a trouvé le résultat qu’il souhaitait.

En parallèle de l’écriture et la recherche du « beat » parfait, le grand défi pour lui et ses proches a été de trouver un studio. Pendant plusieurs mois, ses frères et lui ont cogné à la porte d’un grand nombre de studios professionnels et amateurs avant de parvenir à trouver un propriétaire de studio qui accepterait d’accueillir King Fali.

« On a cherché un studio vraiment longtemps, on demandait et redemandait à gauche et à droite, mais personne ne voulait s’embarquer dans mon projet parce que j’avais 13 ans. C’est quelque mois plus tard que j’ai fini par trouver un studio et j’étais vraiment content ! »

King Fali en entrevue avec Projection Culturel

Il a donc fini par enregistrer sa chanson dans ce studio et il en est ressorti en extase en écoutant le résultat de cette chanson qui a déjà récolté près de 85 000 vues sur YouTube depuis sa sortie le 2 juillet 2020. « J’étais vraiment content, le son était bon et ma chanson sortait vraiment bien », lance le jeune homme.

Le jeune rappeur identifie son type de rap comme étant du « Trap » en partageant qu’il était très instinctif pour lui de pratiquer ce style de musique.

« J’ai toujours aimé le Trap, mais je me suis surtout attaché à cela parce qu’il y a des gens de mon quartier qui en écoutaient et qui en faisaient. Donc, c’était assez naturel d’en faire aussi », souligne King Fali.

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© Photo courtoisie / King Fali

« Le rap, c’est une game »

Depuis le début de sa vie, le sport a une grande importance et cela se ressent dans son art ; ses deux compositions « Champion » et « Olympique » ont une connotation sportive.

« Je fais du sport depuis que je suis jeune. En réalité, dès que j’ai su marcher, parce que dans mon quartier on s’amuse en courant dehors et en faisant tous les sports, dont le soccer. En troisième année, j’ai harcelé ma mère pour jouer au hockey et elle a fini par accepter, donc elle m’a acheté des patins, C’est à ce moment que j’ai commencé à patiner et m’inscrire dans une ligue mineure. Le sport me tient vraiment à cœur ! », indique l’adolescent en secondaire 2 qui étudie en sport-études dans le volet hockey à l’École secondaire du Triolet à Sherbrooke.  

Selon lui, le rap et le sport sont deux industries partageant d’énormes ressemblances.

« Le rap c’est une « game » aussi, il faut que tu compétitionnes. Dans mes chansons, j’aime parler de ça. Je veux être le champion. En fait, je suis le champion. »

King Fali en entrevue avec Projection Culturel
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© Photo courtoisie / King Fali

Bien qu’il soit âgé de 14 ans, ses intentions quant à son futur dans le monde de la musique et du rap sont très claires dans sa tête.

« Mon but est d’être le meilleur et de percer mondialement. Je vise le top 1 ! Il y a des gens qui disent que c’est impossible que j’y arrive, mais ce n’est pas impossible avec du travail et de la persévérance », réplique-t-il. 

L’une de ses plus grandes inspirations américaines est NLE Choppa et il est notamment possible de relever l’influence dans la façon dont King Fali lance ses vers. Il a également été inspiré par deux rappeurs sherbrookois : Yung Duce et Verman.

Ce jeune prodige a prouvé qu’il devait être pris au sérieux et qu’il pourrait très bien s’établir comme l’une des têtes d’affiche du rap québécois dans le futur. D’ici là, il travaille sur quelques projets qui sortiront prochainement.

King Fali
© Benit Jifferson
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