Crédit photo :

Pour l’amour de la culture | Kumtor

| | ,

Cette semaine, on vous propose le documentaire Kumtor sorti le 25 mars dernier sur Club Illico.

Ce documentaire choc, réalisé par Brigitte Noël et présenté par le Bureau d’enquête de Québecor, nous fait découvrir la mine canadienne Kumtor qui se situe au Kirghizistan. Cette mine qui appartient à la compagnie Centtera Gold opère sur des glaciers actifs. Elle est la seule dans le monde à le faire et il y a des raisons.

Durant le 53 minutes de magnifique paysage, on voit tous les côtés moins beaux de la mine. Des cas de torture et des allégations de corruption, mais aussi le fait qu’elle est une bombe à retardement du côté environnemental. La journaliste Brigitte Noël doit cacher son disque dur, faire attention pour ne pas se faire interpeller par les autorités, un peu comme dans un film d’espionnage. Ils vont même jusqu’à penser qu’ils sont suivis. Il est très difficile d’avoir accès à l’information, la population a peur et ne veut pas parler. Exactement comme dans les films, sauf que cette fois-ci, c’est la réalité.

Certains Scandales

  •  En 1998, l’un des camions de Kumtor qui transportait du cyanure, une substance utilisée par les industries minières pour extraire l’or, s’est renversé déversant la substance toxique dans un lac et l’industrie aurait tenté de cacher le tout. Cet incident aurait causé l’empoisonnement de beaucoup de personnes, peut-être même jusqu’à la mort de certains.
  • La population du Kirghizistan dépend des glaciers comme source d’eau potable, la mine a détruit 2 glaciers à ce jour. Dans le documentaire, on rencontre des gens qui auraient participé à des manifestations contre la mine, ils auraient été arrêtés par les autorités locales, torturés et emprisonnés sans avoir eu de procès.
  • La mine est la principale source de revenu pour une grande partie de la population. Elle représente environ 10% du PIB du Kirghizistan. On peut donc dire qu’elle est une puissance qui pourrait exercer beaucoup de pouvoir. Il est donc difficile de ne pas croire aux allégations de corruption contre elle.

Le documentaire va même jusqu’à montrer la place du gouvernement canadien. Celui-ci ferme les yeux sur les problèmes des mines canadiennes à l’étranger. Mais pourquoi?

À vous de le découvrir.

Le documentaire est disponible sur Club Illico.


C’est un rendez-vous tous les samedis à 12h pour la chronique hebdomadaire signée Maggy McDonald, votre recommandation du weekend à ne pas manquer. Soyez-y pour l’amour de la culture!

Maggy McDonald

Passionnée par le cinéma, la littérature, la musique et les arts de la scène depuis un jeune âge, Maggy a terminé ses études collégiales en journalisme et est maintenant étudiante à l’Université Concordia. Elle souhaite partager son amour pour la culture québécoise.

Précédent

Cherry River à la main dans une soirée électrisante

Caroline Néron débarque dans District 31

Suivant