Pour l’amour de la culture | « Imialuk : La méchante boisson »

Chronique Maggy
© Mackenzie Sanche / Projection Culturel

Pour l’amour de la culture | « Imialuk : La méchante boisson »

Cette semaine, on vous propose l’épisode « Imialuk : La méchante boisson » d’Enquête qui a été diffusé le jeudi 12 novembre sur les ondes d’ICI TÉLÉ.

Dans cet épisode, on revient sur un reportage diffusé l’hiver dernier à Enquête sur les ravages au Nunavik causés par l’alcool de contrebande acheté à la SAQ. La chanteuse Inuk, Béatrice Deer, s’était tournée vers les réseaux sociaux pour lancer un cri du cœur.  Ce reportage avait beaucoup fait parler par sa nature plutôt urgente et dangereuse. En effet, des familles ont été décimées et les morts s’accumulaient. Difficile d’y croire, mais une grande partie des crimes commis au Nunavik sont perpétrés sous l’influence de l’alcool. La SAQ, Poste Canada et deux compagnies d’aviation étaient au courant du problème.

Après la diffusion du reportage, l’alcool 94% a été retiré des étalages de la SAQ puisqu’elle était dangereuse et vendue très cher sur le marché illégal. Au Nunavik, l’achat d’alcool est contrôlé, donc les gens ne peuvent pas acheter autant de boisson qu’ils le désirent, d’où la popularité du marché noir. Pour vous donner une idée, un flasque de vodka vendu 14$ à la SAQ peut se revendre à plus de 100$ dans les villages.

Dans cette continuité, l’équipe d’Enquête a voulu savoir si les choses avaient vraiment changé. Est-ce que la pandémie a ralenti la contrebande? Est-ce que le fait de retirer l’alcool 94% a vraiment aidé? La vodka était tout de même un alcool de choix aussi loin dans le nord du Québec.

Pas besoin de vous donner la réponse. Vous la connaissez déjà. Ou vous allez la découvrir.

Je tiens aussi à vous rappeler que ce n’est pas la majorité des Inuits qui ont des problèmes d’alcool. La plupart consomme de manière modérée.

En passant, ce reportage est le dernier de Josée Dupuis, journaliste de Radio-Canada qui travaille depuis plusieurs années avec Enquête dont les reportages ont fait bouger les choses. Elle a gagné plusieurs prix dont, pour son reportage « L’ultime Pardon » sur la communauté amish de Nickel Mines en Pennsylvanie, le Prix Gémeaux du meilleur reportage et des mentions spéciales aux Prix Italia, Prix British Academy Television et Prix Emmy.

L’épisode est disponible ici.


C’est un rendez-vous tous les samedis à 12h pour la chronique hebdomadaire signée Maggy McDonald, votre recommandation du weekend à ne pas manquer. Soyez-y pour l’amour de la culture!

Maggy McDonald

Passionnée par le cinéma, la littérature, la musique et les arts de la scène depuis un jeune âge, Maggy a terminé ses études collégiales en journalisme et est maintenant étudiante à l’Université Concordia. Elle souhaite partager son amour pour la culture québécoise.

Précédent

Gims : L’homme derrière le masque

King Fali : une nouvelle chanson dimanche

Suivant