Crédit photo :

La saison avortée de Demain des hommes

| | ,

À sa première saison au petit écran, Demain des hommes avait été acclamée. Le public avait de règle générale apprécié suivre le parcours d’une équipe de hockeyeurs junior espérant un jour atteindre les rangs professionnels. Si plusieurs espéraient voir un deuxième opus, ce sera malheureusement impossible – et voici pourquoi.

L’écrivain Guillaume Vigneault avait déjà rédigé le texte pour cinq des dix épisodes devant composer la seconde édition de la série sportive dramatique. Le réalisateur Yves-Christian Fournier, qui qualifie le show de respecté dans toute l’industrie, avait fait une place pour cette nouvelle saison dans son horaire.

« Les discussions avec Bell ont débuté en août. L’intérêt était là. [Bell] s’était même entendu avec Radio-Canada pour mettre la première saison de Demain des hommes sur Crave, même si Radio-Canada détenait les droits pour une rediffusion à la télé traditionnelle », a expliqué le producteur Richard Goudreau au chroniqueur culturel Hugo Dumas de La Presse.

Michaël Majeau, chef principal des communications chez Bell Média, indique que toutefois l’idée de Demain des hommes 2 avait été laissée tombée parce que la COVID-19 compliquait les tournages. Les acteurs sont également un peu plus vieux.

Mais ce n’est pas là que ça s’arrête. Il y a également un élément financier. Hugo Dumas explique que la facture pour produire un épisode de Demain des hommes se situe entre les 700 000$ et les 750 000$. C’est beaucoup.

« En ce moment, la plupart des téléromans (comme 5e Rang ou L’échappée) se fabriquent à environ 450 000 $ l’heure et les séries dites événementielles (du genre Fragile), autour de 600 000 $ l’heure. », indique-t-il.

C’est notamment cette différence qui a fait préférer la série policière Faits divers à la direction d’ICI Tou.TV, lorsqu’est venu le temps de choisir le calendrier 2019-2020. Les Draveurs de Montferrand s’en tiendront fort probablement à une seule saison, finalement.

William Thériault

William est un véritable passionné d'actualité et d'information. Rêveur se démenant au quotidien, il a le journalisme pour vocation. Couvrir la culture, c'est un moyen de sortir de sa zone de confort.

Précédent

Mammouth le balado : les jeunes s’expriment sans filtre

Ça va « rocker » pour le temps des Fêtes avec Éric Lapointe

Suivant