La Fièvre: prédestinées à faire danser !

© Le Canal auditif
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La Fièvre: prédestinées à faire danser !

Depuis leur rencontre dans leur Rimouski natal, Marie-Audrey Leclerc et Zéa Beaulieu-April n’ont pas fini de nous en mettre plein les oreilles avec leur groupe La Fièvre.

C’est fou de penser que deux filles qui se sont croisées un jour dans un corridor d’école secondaire alors qu’une jouait de la guitare et l’autre du Djembé forment aujourd’hui un puissant duo de musique électronique qui vient tout juste de sortir un album. Pour les deux artistes, La Fièvre est à la fois une évolution et une coupure dans le temps. Une évolution parce que les deux femmes semblaient presque destinées à faire de la musique ensemble et qu’elles le font depuis 2007. C’est aussi une coupure importante dans le temps puisqu’il s’agit de leur projet le plus sérieux et le mieux ficelé à ce jour.

« La Fièvre, c’était d’abord le titre d’une chanson qu’on avait composée toutes les deux. Et puis ensuite, l’idée m’est venue de parler des rêves qu’on fait lorsqu’on est fiévreux. Ces rêves-là sont les plus fous, les plus intenses et les plus réels à la fois. Je me souviens encore des rêves que j’ai fait quand j’étais jeune et que je faisais de la fièvre. Puis il y a aussi l’autre côté de notre univers, celui qui fait danser, comme la fièvre du samedi soir! Ce nom-là décrivait donc vraiment bien notre monde. » raconte la chanteuse et poète Zéa Beaulieu-April.

La musique est présente chez ces deux grandes amies depuis leur plus tendre enfance. Pour Marie-Audrey Leclerc, c’est avec les leçons de piano qu’elle a découvert son intérêt pour la musique. Elle a finalement arrêté pour entreprendre des études en guitare classique au conservatoire de musique de Rimouski avant de se lancer dans la musique électronique de façon autodidacte. « J’ai mis un moment à trouver exactement ce que je voulais faire en musique.» explique Zéa Beaulieu-April.

« J’ai pris des cours de piano et de basse, mais à chaque fois je perdais ma volonté de pratiquer. Puis je me suis finalement mise au Djembé et c’est là que j’ai rencontré Ma-Au (Marie-Audrey) et que j’ai compris que je voulais écrire et chanter. » 

Mais être femmes et artistes en 2020 comporte son lot de défis. Malheureusement, les deux autrices-compositrices et interprètes expliquent que le domaine de la composition est encore beaucoup associé aux hommes.

« C’est une sorte de réflexe qu’on a comme société. Lorsqu’on va voir un spectacle et qu’un groupe se compose par exemple de deux femmes et d’un homme, les gens vont aller voir l’homme pour lui demander comment il a composé toutes ces chansons. La vérité c’est que les femmes ne sont plus juste des interprètes. On compose, on joue, on fait tout nous-mêmes. Si on était un duo de gars, on aurait pas besoin de préciser tout ça à chaque fois. Les gens assumeraient qu’on compose ce qu’on produit. »

Loin d’avoir été freinées par la pandémie, les deux artistes prévoient la sortie d’un EP conceptuel et de vidéoclips pour bientôt. Le moins que l’on puisse dire c’est que nous restons suspendus aux mots de ces deux créatrices inspirantes qui n’ont pas fini de nous faire rêver…et danser!

Flavie Boivin-Côté

L'art a toujours fait partie de sa vie. Âme sensible et passionnée de culture, Flavie étudie la création littéraire, les communications et le théâtre aux niveaux collégial et universitaire. Passionnée d'écriture et de théâtre, le journalisme culturel est une seconde nature chez elle.

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