Mathieu Cyr : Une vie menée par multiples projets

Mathieu Cyr
© Laurent Corbeil / Projection Culturel

Mathieu Cyr : Une vie menée par multiples projets

Bouleversé par la situation actuelle, le monde de l’humour y est allé de créativité et d’originalité pour permettre aux humoristes de retrouver leur public. Cette nouvelle formule du safari de l’humour a été très appréciée par les différents humoristes et invités.

Dans le confort de leur véhicule, les fans ont pu assister à plusieurs représentations du Festival au volant (FAUV) cet été présenté dans différentes villes du Québec. Chez les humoristes, c’est également une formule qui a été appréciée alors que ces derniers tenaient à revenir sur le spectacle. « C’est vraiment cool comme nouvelle formule, surtout le deuxième show, il fait noir et tu as le feeling d’être une rockstar », a admis Mathieu Cyr.

Tout au long de l’été, l’organisation du FAUV a présenté une grande variété d’humoristes dans ses événements. Présentés à Montréal, Drummondville et Québec, des humoristes comme Jérémy Demay, Adib Alkhalidey, Medhi Bousaidan, Philippe Bond, Yannick De Martino, Mathieu Cyr, Martin Perizzolo, Martin Vachon, Marko Métivier, Jerr Alain, Alexandre Bisaillon et plusieurs autres y étaient.

« C’est décontenançant pour les artistes. Lorsqu’on arrive sur scène, ça demande un deux minutes d’adaptation. Un klaxon, ce n’est pas aussi rapide qu’une clap. Quand tu applaudis, c’est organique, « Hahaha » et là tu applaudis, mais un « Hahaha » suivi d’un klaxon, c’est weird, ça ne vient pas tout seul. »

Mathieu Cyr, en entrevue avec Projection Culturel
© Laurent Corbeil / Projection Culturel

L’adaptation

Le mot « adaptation » : il n’y a rien de plus fort pour décrire les derniers mois. En effet, c’est ce mot qui a été le plus utilisé et entendu dernièrement. Pour Mathieu Cyr, il y a eu des côtés positifs et certains négatifs. « C’est deux mondes complètement différents. Pour tout le monde, peu importe ce que tu fais dans la vie, tu as un avant- et un après-COVID, et ce, toutes professions confondues », a souligné Mathieu Cyr.

« Je faisais de l’humour au Bordel et c’était avec 125 personnes, les uns collés sur les autres. Aujourd’hui, c’est rendu 43 personnes avec des plexiglass entre les tables. Tu vois ton reflet trois fois, c’est weird de voir ça. On s’habitue et c’est cool pareil », a rajouté Mathieu Cyr suite à sa dernière expérience au Bordel.

Inévitablement, le monde du web a été plus que sollicité pendant le confinement. Aujourd’hui, ce sont les humoristes qui sont heureux de pouvoir retrouver la scène. Les soirées dans les bars et en salle recommencent peu à peu. « C’est le fun faire du web, mais après un certain temps, tu te tannes. Je me souviens d’avoir fait une corporation pour une entreprise sur Zoom devant plus de 300 personnes. Le problème est que ça clanche pas les vraies choses. Il faut que tu aies un vrai public qui rit et qui donne son approbation à chacune des blagues que tu vas faire », tenait-il à expliquer.

© Laurent Corbeil / Projection Culturel

Skate le monde

À l’animation de l’émission Skate le monde sur TV5, Mathieu Cyr a eu l’opportunité de voyager à travers le monde, tout en retrouvant sa passion pour le skate. Pour plusieurs, c’est entre autres grâce à cette émission qu’ils ont connu le populaire humoriste. « La première saison était hyper cool. On est allé au Brésil, en Israël et en Espagne, c’était vraiment le fun. Pour la deuxième saison, je n’ai aucune idée encore où on va aller et dans quel pays qu’on va tourner. Je crois que les fans pourront suggérer les pays avec un appel à tous de TV5 », a expliqué l’animateur.

« Cette émission-là a changé ma vie, honnêtement. C’est complètement fou. »

Mathieu Cyr, en entrevue avec Projection Culturel

En plus de jumeler ses deux passions, l’humoriste originaire de Beauharnois a eu la chance de réaliser des rencontres hors du commun. Ce qui l’a visiblement marqué dans ses différents voyages. « C’est fou parce que j’ai interviewé des chinois, des japonais et plein d’autres gens. Tu fais les entrevues et tu as un traducteur devant toi. Tu ne peux pas faire de blagues parce que le traducteur ne la comprendra pas et va mal la traduire. Tu y va plus sérieux au début et tu glisses quelques blagues plus tard », a-t-il rajouté.

« J’ai bien fait le travail et je suis heureux qu’ils me prennent pour une deuxième saison. On est trois gars et on fait le tour du monde, c’est vraiment une petite équipe. On part une semaine en Pologne et après une semaine en Allemagne, back à back. Tu rencontres plein de gens intéressants, des gens de skate, des gens de la business et tout. Il en a des drôles, il en a des weird, mais c’est toujours hyper intéressant et constructif. »

Mathieu Cyr, en entrevue avec Projection Culturel
© Pierre Manning / Shootstudio.ca

Un projet qui mène à un autre

Après s’être embarqué dans le projet de Skate le monde, l’humoriste s’est par la suite lancé dans un autre projet en démarrant sa compagnie de vêtements de skateboard avec sa blonde. Elle, qui possède déjà sa compagnie de maillots de bain et de vêtements, lui est d’une très grande aide. « Je recevais tellement de messages sur ma page Facebook de vieux skater qui ont recommencé à skater parce qu’ils m’ont vu, que ça m’a poussé à lancer la compagnie », a confié Cyr.

« Ils me demandaient souvent quelle sorte de planche que je devrais acheter et quelle sorte de roue prendre et à force de leur dire, je me suis dit que je pourrais commencer à vendre des skates. J’ai eu l’idée de faire ça donc on a commandé des skates et on les assemble ici au Québec. »

Mathieu Cyr, en entrevue avec Projection Culturel

 « J’ai 40 ans passé, donc quand ils m’ont appelé pour faire cette émission-là, la dernière fois que j’avais skaté c’était quand j’avais 21-22 ans. Au fur et à mesure que l’émission avance, je m’améliore et ça, ça encourage tous les skaters qui sont chez eux à recommencer. »

Mathieu Cyr, en entrevue avec Projection Culturel

En plus de ses nombreux projets, Mathieu Cyr prévoit la sortie de son premier livre au printemps prochain. Ce dernier sera aussi à l’animation de l’avant-dernière soirée du FAUV présentée à Victoriaville le 18 septembre prochain.

Jean-Simon Marchand

La culture québécoise, c’est sa passion. Que ce soit en musique, humour, télévision ou même cinéma, Jean-Simon est toujours présent lorsqu’il s’agit de quelque chose touchant le monde artistique québécois. Passionné par le monde du showbizz, il ne fait que transmettre ce qui le passionne.

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