La déesse des mouches à feu : l’adolescence sans filtre

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La déesse des mouches à feu : l’adolescence sans filtre

Adapté du roman de Geneviève Pettersen, le film La déesse des mouches à feu fait déjà parler de lui depuis sa sortie en salles le 25 septembre dernier. Ayant connu du succès sur le circuit des festivals, notamment à Berlin, le long-métrage, réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette, suit le parcours de Catherine, 16 ans, qui se cherche autant dans ses relations familiales qu’interpersonnelles, tout en s’entourant d’un cercle d’amis que l’on pourrait qualifier de peu recommandable.

Chicoutimi, 1990. Catherine vit des moments difficiles : ses parents sont au bord du divorce et les discussions de famille se transforment plus souvent qu’autrement en disputes violentes.

Afin d’éviter ces tensions qui font trembler les murs de la maison, Catherine s’entoure d’un cercle d’amis plutôt douteux et passe tous ses temps libres en leur compagnie. Et disons que leurs activités et leurs passe-temps sont pour le moins peu recommandables. En effet, ils consomment beaucoup de drogues et Catherine se laisse tenter par le vice. S’ensuit ensuite diverses péripéties, comme les premiers amours et les premières blessures de Catherine.

Kelly Dépeault, la Catherine parfaite

Force est d’admettre que Kelly Dépeault crève l’écran dans La déesse des mouches à feu. Déjà connue pour son rôle dans la série L’Échappée, on a l’impression d’assister à la naissance d’une grande actrice. Elle porte littéralement le film sur ses épaules, à un point tel qu’elle est présente dans toutes les scènes du film. Kelly Dépeault offre une performance bouleversante dans le rôle de Catherine, autant dans sa fragilité que dans sa recherche de la liberté. Il semble clair que la réalisatrice, Anaïs Barbeau-Lavalette, semble avoir trouver une perle rare en lui confiant le rôle de Catherine.

Bref, La déesse des mouches à feu nous montre une représentation brute et sans filtre de l’adolescence des années 1990, et ce par l’entremise d’un personnage touchant et bouleversant en quête de liberté et de premières expériences.

Alexis Savoie

Présentement étudiant en Communication à l'Université de Sherbrooke, Alexis a toujours affectionné l'écriture. Passionné de littérature, de cinéma, de musique et d'art, il souhaite avant tout partager son amour de l'univers culturel québécois.

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