La gestion d’une pandémie, façon Netflix

Netflix
Crédit : Emmanuele Contini / NurPhoto

La gestion d’une pandémie, façon Netflix

Le tiers des familles québécoises sont abonnées et profitent des services de ce mastodonte du streaming : Netflix. Les foyers ayant accès à une connexion internet sont en très grande majorité, et alors qu’une pandémie fait rage, les Québécois n’ont jamais été aussi connectés.

Dans l’article The Virus Changed the Way We Internet, Ella Koeze et Nathaniel Popper du New York Times présentent l’augmentation de l’utilisation des services en ligne à l’international. En cet ère de distanciation sociale, Facebook et YouTube explosent avec des hausses respectives de 27.0% et 15.3%, tandis que Netflix voit son nombre d’utilisateurs augmenter de 16.0% entre le 15 janvier et le 24 mars 2020.

Évidemment, afin de ralentir la propagation de la COVID-19, il est recommandé de profiter des plateformes de streaming qui sont mises à notre disposition. Cependant, du côté des entreprises, comment assurer la gestion d’un soudain afflux de consommateurs virtuels? Malgré un réseau internet qui a fait ses preuves, Netflix se voit dans l’obligation de diminuer de 25% son utilisation de bande passante. Toutefois, le géant américain se voit rassurant face à sa clientèle inquiète en affirmant que l’utilisation de la plateforme ne sera pas affectée par les mesures prises par la multinationale. En date du 21 avril 2020, la haute définition ainsi que la 4K sont encore disponibles pour vos séries préférées.

Pour faire face à la crise sanitaire, Netflix annonce la création d’un fond de soutien de 100 millions $ US. Cette démarche venant en aide aux artistes et aux employés de la compagnie est similaire à ce qu’a entrepris Spotify avec le COVID-19 Music Relief. Plusieurs crient au coup de marketing, soutenant l’avis que certaines multinationales profitent de la situation actuelle pour se remplir les poches. Ce qui est certain, c’est qu’aucun domaine artistique ne s’en sort indemne. Au Québec, les festivals sont annulés, les salles de cinéma sont désertes et les concerts sont reportés, compliquant le travail des artistes.

Depuis l’arrivée de ce virus en provenance de Wuhan, en Chine, chaque jour qui passe est synonyme de changement. La société québécoise fait fièrement preuve d’adaptation en respectant les mesures établies par le gouvernement. De plus, le coronavirus amène son lot de conséquences positives, alors que la créativité atteint des sommets. Nous découvrons de nouveaux talents de chez nous (et d’ailleurs) sur des plateformes de diffusion en direct comme Twitch.tv ou encore sur des applications ludiques comme TikTok. Bien sûr, malgré l’importance qu’a Netflix sur la toile, l’entreprise est loin d’être l’unique service en ligne à faire face à une surprenante augmentation d’usagers. Désormais, nous voilà tous connectés, malgré l’isolement, alors que tout est faisable à partir d’un ordinateur, du travail au divertissement…

Pour le moment, je vois l’avenir des services en ligne de façon optimiste. Cependant, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter, alors que nous sommes à l’aube d’une société plus dépendante que jamais d’une infrastructure bien trop prise pour acquise : Internet. Oublions les scénarios catastrophes, ce n’est pas pour aujourd’hui! D’ici là, lavez-vous les mains entre deux épisodes de la dernière saison de La casa de papel, ça va bien aller!

Crédit photo : Emmanuele Contini / NurPhoto

Alexis Thériault

Admis en sciences de la communication à l'Université de Montréal, Alexis tente de transmettre son intérêt pour l'écriture et sa fascination pour la culture québécoise à travers des textes journalistiques variés. Touche-à-tout, il ne rate pas une occasion de partager sa curiosité sans borne!

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