Boucar Diouf : Contraste entre le biologiste et l’humoriste

Boucar Diouf
© Karine Dufour / Radio-Canada

Boucar Diouf : Contraste entre le biologiste et l’humoriste

Lors de son passage à Tout le monde en parle, dimanche soir, Boucar Diouf a mis de côté l’humour pour nous en apprendre davantage sur la pandémie qui frappe le Québec actuellement. C’est de l’œil d’un biologiste que l’homme originaire du Sénégal s’est prêté au jeu en répondant aux nombreuses questions de Guy A. Lepage et de Dany Turcotte.

Plusieurs connaissent l’humoriste en Boucar, mais peu de gens savent qu’en plus de faire rire le public, ce dernier peut les informer par rapport à des sujets chauds touchant la biologie. Ce dernier en a impressionnés plusieurs lors de son passage au populaire rendez-vous du dimanche soir, par l’utilisation de son regard scientifique aiguisé sur la présente pandémie qui frappe le Québec en entier.

Évidemment, le sujet de la pandémie de la COVID-19 était sur toutes les lèvres et le biologiste de profession n’entendait pas à rire sur le propos, jugeant que le coronavirus doit continuer à être pris au sérieux par l’ensemble de la population.

Après avoir été franc en affirmant qu’il n’avait pas vu venir l’impact de ce virus, le biologiste originaire du Sénégal a été critique face au message actuel qui est envoyé à la population, suggérant un retour à la vie normale.

« Je pense que le message ne passe pas. Je pense qu’il est mal communiqué. Du jour au lendemain, on sort de ce chapeau et on dit aux gens : Attrapez-le », a-t-il affirmé au sujet d’une possibilité d’immunité collective et l’encouragement de retourner au mode de vie d’autrefois.

Toutefois, le principal intéressé a réitéré sa confiance envers le Dr. Arruda en qualifiant son travail de remarquable depuis le début du confinement des Québécois et Québécoises.

« On monte un parachute pendant qu’on est en chute libre. »

Boucar Diouf

Prendre sa part de responsabilités en tant que société

Dans un même ordre d’idée, l’humoriste et biologiste a pris la peine de parler de la triste situation qui se déroule actuellement dans les CHSLD.

Bien qu’il soit attristé à un plus haut point face au trop grand nombre de décès dans les CHSLD en lien avec le virus, Boucar soutient que le blâme ne vient pas seulement au gouvernement, mais que nous sommes tous responsables, en tant que société, de ce problème dans les CHSLD.

« C’est bien beau de jeter la pierre sur le gouvernement, mais il fait de son mieux. C’est plutôt un choix de société collective qu’on a fait et chacun de nous est responsable en partie de ça. »

Boucar Diouf

Le biologiste en lui a également été franc lors de son passage à l’émission en soulignant que la COVID-19 va faire encore beaucoup de dommages et qu’il y a actuellement « un message qui est envoyé aux terriens. La Terre nous dit confinez-vous pour laisser la place aux autres. »

Ce discours rejoint un peu la vision de certains scientifiques qui livrent un message soutenant que l’humain est comme un parasite de la Terre.

Un retour à l’école prématuré, non merci dit Boucar Diouf

Si le débat du retour en classe suscite des questionnements depuis que le gouvernement Legault a annoncé qu’il pourrait y avoir un retour progressif en classe dans les prochaines semaines, pas question pour Boucar Diouf d’envoyer ses enfants pour autant.

« Si l’école recommence bientôt, vu que je travaille de maison et ma blonde aussi, je vais les garder ici. »

Boucar Diouf

Boucar Diouf en rajoute en affirmant qu’il faut être patient dans cette situation, car les enfants qui sont envoyés à l’école peuvent potentiellement contaminer leurs proches, ce qui pourrait mener à de mauvaises répercussions.

L’animateur de La nature selon Boucar, qui sera diffusée sur ICI Première à compter du 23 mai avec trois nouveaux épisodes portant sur le virus, a terminé l’entrevue en soulignant que oui, l’anxiété est là chez tous les gens, mais qu’on ne pourra pas rester confinés éternellement.

Crédit photo : @Karine Dufour / Radio-Canada

Jean-Philippe Doucet

Oeuvrant dans le domaine sportif depuis maintenant plus de trois ans, Jean-Philippe tente de joindre sa passion des communications pour en faire profiter le domaine culturel ! En plus de son bagage dans le domaine sportif, Jean-Philippe est actuellement étudiant en sciences de la communication à l'université de Montréal et a un intérêt marqué pour le showbizz québécois.

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